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Comme je désespère,
ces années de galère,
cette traversée du désert
à cause de la bière.
Cet horrible poison,
ingurgité à foison,
fit de ma maison
une sinistre prison.
Avec tout cet alcool,
insipide vitriol,
transformé en guignol,
je fuyais au 36ème sous-sol.
Une mauvaise habitude
qui fût le prélude,
c’est une certitude,
d’une vie de solitude.
Une vie monacale,
un cœur qui a mal,
lors de nuits infernales,
ce n’est pas l’idéal.
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Ne pas partir peu à peu,
j’en fais le vœu,
car je suis amoureux
d‘un être fabuleux.
Pouvoir unir mon destin
à cet amour divin
serait, c’est certain,
un avenir diamantin.
Oublier tous ces déboires
et arrêter de boire,
pour finalement la revoir,
tel est mon dernier espoir.
Si ce futur hypothétique,
hors de cette clinique,
pouvait devenir véridique,
ce serait fantastique.
Gustin Johan
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